Notre territoire d'intervention

L'Europe de l'AREFLH

Un action forte de lobbying

Les régions membres de l'AREFLH se sont rassemblées pour mener ensemble une action de lobbying auprès de l'Union Européenne.

Forte de 26 régions qui représentent plus de 40 % de la production européenne de fruits et légumes et des principales organisations de producteurs, l'AREFLH est en prise directe avec les réalités économiques, sociales, environnementales, régionales et européennes.

Les fruits et légumes représentent 16 % de la valeur de la production agricole européenne et ne sont soutenus qu'à hauteur de 3,5 % du budget de la PAC. Très exposés à la concurrence internationale (l'Union Européenne est le 5e producteur mondial de fruits et légumes et le 1er importateur), la situation économique des producteurs est difficile et précaire.

• Comment préserver l'OCM fruits et légumes dans le cadre de la réforme de la Politique Agricole Commune ?
 
• Une répartition plus équitable de la valeur dans la chaîne alimentaire est-elle possible ?
Comment la promouvoir ?


• Comment mieux défendre le revenu des producteurs en période de crise ?

Proche des préoccupations des producteurs et des économies locales, l'AREFLH a rapidement instauré  un dialogue permanent avec les autorités européennes et dans le cadre des groupes d'experts.

A partir des problématiques exprimées par les organisations de producteurs et de leurs propositions, le collège des régions de l'AREFLH apporte son appui auprès des instances européennes.

 

Les interlocuteurs de l'AREFLH : la Commission, le Parlement et plus.

L'AREFLH est régulièrement en contact avec Commission de l'Union Européenne au travers des Directions de l'Agriculture, de la Santé, de l'Environnement, du Commerce et des Régions de la Commission de l'Union Européenne. Une bonne écoute et un dialogue constructif ont permis de faire avancer bien des propositions.

Notre objectif est d'être à l'écoute des dossiers de préparation, présenter des propositions opérationnelles conformes aux intérêts des producteurs de nos régions, négocier leur prise en compte par la Commission.

 Nous participons à l'Intergroupe « Vins, Fruits et Légumes, Traditions et Produits de qualité », c'est un forum de discussions très important.
Deux à trois réunions sont organisées chaque année sur des sujets comme l'avenir de l'Organisation Commune du Marché des fruits et légumes, la promotion de la consommation, le développement durable, les accords commerciaux avec les pays tiers.

Pour la défense de certains dossiers stratégiques, l'AREFLH s'allie aux autres organisations européennes pour faire un front (COPA-COGECA, FRESHFEL, PROFEL, ...) afin de renforcer l'impact des demandes et des propositions.
S'agissant des standards de qualité, le travail est fait à Genève auprès de l'OCDE (Organisation de la Coopération et du Développement Economique).

Les dossiers majeurs de l'AREFLH

Une OCM plus dynamique et sécurisante

La réforme de la PAC – Les enjeux, les défis

L'Euro-Méditerranée : mieux connaître les forces en présence

La protection des cultures, le développement durable, la sécurité alimentaire

La lutte intégrée et la protection phytosanitaire

• L'organisation des producteurs et la grande distribution

La demande est, en général, peu élastique et des augmentations de 5 % de l'offre peuvent entraîner des baisses de cours de 30 à 50 % pour les producteurs.
Les pays tiers qui exportent sur le marché européen bénéficient de conditions de production à bas coût de main-d'œuvre et ne sont pas contraints aux règles phytosanitaires, environnementales et sociales européennes.
Le rapport inégal entre la production et la distribution permet à cette dernière d'imposer des pratiques commerciales abusives et une très forte pression sur les prix à la production.

Dans ce contexte,

  • il est nécessaire de réinstaurer, de manière effective, la préférence communautaire et d'exiger de toute négociation bilatérale et multilatérale le principe de la réciprocité;
  • l'Union Européenne doit définir un cadre contractuel et réglementaire dans lequel ces pratiques abusives soient prohibées (ristournes, marges arrières, délais de paiement...);
  • il faut aussi stimuler la coopération interprofessionnelle dans la filière, gérée conjointement par une organisation de producteurs ou une association d'organisations de producteurs et au moins un autre acteur dans le circuit de transformation et/ou de commercialisation des produits alimentaires.

La gestion de crise : proposition d'une gestion européenne et pluriannuelle de l'offre

L'observatoire du marché : disposer des clignotants nécessaires aux prises de décisions

Le programme d'éducation et de promotion de la consommation : Fruit School Scheme

• Les accords de libre échange avec les pays tiers : mises en garde sur l'ouverture du marché européen

L'Union Européenne, malgré les multiples mises en garde de l'AREFLH et des autres familles professionnelles, poursuit sa politique d'ouverture du marché européen aux importations de fruits et légumes des pays tiers (Tunisie, Israël, Maroc, Colombie, Pérou...).

Dans tous les cas, les fruits et légumes sont en première ligne sans que soit respecté le principe de réciprocité réclamé par l'AREFLH. Tout au moins, certains produits restent classés sensibles, mais des concessions de volumes et de calendrier en sont le corollaire.

Un point positif, la Commission de l'Union Européenne est plus active sur la question des barrières phytosanitaires qu'opposent de nombreux pays tiers aux exportations européennes.

Les normes de commercialisation

• Les pépinières ornementales : mise en place d'un réseau européen

Sur l'initiative de la région Toscane, l'AREFLH s'est impliquée dans la mise en place d'un réseau européen de régions pour ce secteur économique.

Après avoir passé un accord de coopération avec l'European Nursery Association, elle a rencontré les services de la Commission.

Deux dossiers ont été mis en avant :

  • la certification de qualité pour les marchés publics
  • les contraintes phytosanitaires.